La traditionnelle Rencontre des président·e·s de l’UPCF a réuni les président·e·s des associations membres ainsi que le Comité directeur, les membres de la Chambre patronale et l’équipe de l’UPCF, à la salle de la Grenette, à Fribourg. Parmi les invités figuraient également des représentantes et représentants des banques Raiffeisen du canton de Fribourg, qui ont soutenu cet événement. Ce rendez-vous annuel constitue une occasion privilégiée de se retrouver, d’échanger sur les enjeux actuels des différents secteurs et de partager un moment de convivialité.
Après le mot de bienvenue du président de l’UPCF, Patrick Gendre, M. Domagoj Arapovic, Senior Economist chez Raiffeisen Suisse, a pris la parole pour présenter les perspectives économiques dans un contexte géopolitique particulièrement incertain.
Son analyse a mis en évidence la résilience de l’économie suisse et les premiers signes d’une reprise conjoncturelle, notamment dans l’industrie et les exportations. Après une période difficile, plusieurs indicateurs montrent une amélioration progressive de l’activité, y compris pour les PME. Les investissements liés à l’intelligence artificielle constituent par ailleurs un moteur important de la croissance mondiale et pourraient continuer à soutenir la productivité.
Cette évolution reste toutefois contrastée. Si les perspectives s’améliorent, les entreprises ne ressentent pas encore tous les effets de cette reprise. La demande demeure inégale et les marges des PME restent sous pression, notamment en raison de la hausse des coûts de l’énergie et du transport. Les incertitudes géopolitiques, les tensions sur les marchés énergétiques et les perspectives d’inflation constituent également des facteurs de vigilance pour les prochains mois.
Au-delà de la conjoncture, la question des relations entre la Suisse et l’Union européenne a également été abordée. Patrick Gendre a rappelé l’importance de préserver et d’actualiser la voie bilatérale, en soulignant les enjeux que représentent les accords bilatéraux III pour les entreprises, et en particulier pour les PME. Même les entreprises qui n’exportent pas directement vers l’Europe peuvent dépendre de partenaires ou de client-e-s actifs-ives sur ces marchés. Les associations économiques ont ainsi un rôle à jouer pour expliquer concrètement les enjeux de ces accords et contribuer à un débat fondé sur des faits.
La rencontre s’est poursuivie autour d’un apéritif et d’un repas, offrant aux participant·e·s un moment privilégié d’échange et de réseautage.