La formation comme perspective à long terme


Depuis sa création en 1969, le groupe Duplirex forme la relève au commerce et à la vente. Un engagement fort qui a valu à l’entreprise familiale le prix de Meilleure entreprise formatrice dans sa catégorie.

Frank-Olivier Baechler

La formation, c’est la base d’une entreprise. » Pierre-Alain Brulhart prend très au sérieux la mission formatrice du groupe Duplirex, dont il coadministre la holding avec son frère Dominique. «Chaque année, entre six et dix apprenti·e·s travaillent dans nos succursales situées à Bulle, Châtel-Saint-Denis, Fribourg et Givisiez, pour une septantaine de collaborateurs au total. » Aujourd’hui âgé de 48 ans, le fils cadet du fondateur de cette entreprise familiale – spécialisée dans les appareils bureautiques, la papeterie, le mobilier de bureau et le multimédia – est lui-même allé à bonne école, cumulant deux CFC dans le commerce et la vente. « J’ai ensuite profité d’autres expériences au sein du groupe, avant d’intégrer la direction il y a 25 ans. Mon père Héribert m’a beaucoup transmis et j’ai grand plaisir à le faire à mon tour avec ces jeunes. »

Du plaisir, Pierre-Alain Brulhart en a aussi à voir Duplirex figurer parmi les lauréats 2022 des meilleures entreprises formatrices du canton de Fribourg, dans la catégorie Service, commerces et santé. «Cette reconnaissance nous conforte dans les efforts déployés depuis toutes ces années. Mais la formation professionnelle est aussi un atout pour l’entreprise, car elle permet de recruter les jeunes les plus motivés et compétents, déjà bien préparés aux spécificités de notre métier. En effet, quelque 20% de nos apprenti·e·s restent au sein de l’entreprise, en prenant parfois des postes à responsabilité. Cette perspective à long terme est particulièrement motivante pour les jeunes en formation. »

Soutenir la filière sport-étude

En 2020, le groupe Duplirex a également été récompensé par le Service de la formation professionnelle pour le soutien apporté à un sportif de talent. «La pratique intensive d’un sport de haut niveau demande passablement d’organisation et de souplesse, notamment au niveau des horaires de travail, mais l’apprenti en question était très investi et nous ne retirons que du positif de cette expérience », se félicite Pierre-Alain Brulhart.

Loin d’en rester là, son entreprise accueille encore des jeunes de l’association REPER pour des stages rémunérés et encadrés. «De quoi leur apporter, en plus d’un petit salaire bienvenu, un peu d’expérience du monde professionnel, tout en développant leur sens des responsabilités. Il s’agit essentiellement de montage de mobilier. L’objectif est de leur donner l’envie de s’impliquer! » Le responsable voit l’avenir avec confiance, tant au niveau de l’entreprise que de la formation. « Il fut un temps où la qualité de la relève dépendait surtout du maître d’apprentissage. Aujourd’hui, la formation professionnelle est beaucoup plus structurée, s’appuyant sur des objectifs d’apprentissage transparents et cohérents. Une évolution nécessaire, à l’heure où les exigences sont de plus en plus élevées. Dans un métier comme le nôtre et avec l’arrivée d’internet, le conseil client est devenu très pointu. »