Entrepreneur à temps partiel

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Entrepreneur à temps partiel

Créer sa société sans risquer la banqueroute, c’est possible: en consacrant une partie de son temps à son projet, tout en continuant de travailler comme salarié. Les questions à se poser avant de vous lancer.

Moitié, moitié. De plus en plus de Suisses partagent leur vie entre leur emploi principal et un projet d’entreprise en parallèle. Parce qu’ils s’ennuient à leur poste. Parce qu’ils ont envie de se réaliser d’une autre manière. Parce qu’ils ont l’esprit d’entreprise, ou parce qu’ils ont une idée qui pourrait bien changer leur existence. Les raisons sont toutes différentes, mais la tendance est bien là: porter la casquette d’employé, en même temps que celle de patron, est une situation qui concerne un nombre croissant de personnes en Suisse. L’Office fédéral de la statistique, qui a mesuré le phénomène, estimait qu’en 2009, 7,4% des actifs occupés, soit 315 000 personnes, exerçaient plus d’une activité professionnelle en Suisse, une proportion en forte progression au cours des vingt dernières années. Cette proportion est deux fois plus élevée en Suisse que dans les autres pays européens. Les Suisses seraient donc particulièrement enclins à multiplier les activités. Dans un tiers des cas, ils développent un projet en parallèle d’un travail à temps complet.

Plus de 41 000 nouvelles sociétés ont été créées dans notre pays l’année dernière. Une partie d’entre elles a été financée avec l’argent du 2e pilier. Cette possibilité pourrait bientôt disparaître, si le parlement adopte le projet du Conseil fédéral (voir encadré), qui souhaite empêcher que les citoyens ne retirent tout le capital de leur 2e pilier, pour qu’ils puissent en profiter une fois atteint l’âge de la retraite.

La solution, pour éviter de péjorer ses conditions de vie ou de brûler ses économies, est donc de rester en poste en baissant son temps de travail, et de développer son projet sur les 20% à 40% de temps restant. Un mode de fonctionnement facilité par les nouvelles technologies, qui permettent de démarrer son business sans engager trop de frais. Mais cumuler les statuts peut s’avérer être un véritable casse-tête. C’est pourquoi avant de se lancer, il convient de prendre quelques précautions. Tour d’horizon.

Faut-il en parler à son employeur?

Sans aucun doute! En Suisse, le Code des obligations interdit à un employé, qui travaille à 100%, d’avoir une activité rémunérée en parallèle. Bien sûr, cette interdiction est théorique et en réalité, c’est surtout le contrat de travail qui en définit les modalités. Dans la plupart des cas, des exceptions sont tolérées, à la condition qu’il n’y ait pas de conflit d’intérêts entre l’activité indépendante et celle salariée. Pour résumer, il est impossible de lancer son propre salon de coiffure tout en étant embauchée comme coiffeuse ailleurs. Dans les cas où la personne viole cet accord de non-concurrence, son patron peut tout à fait porter plainte. C’est pourquoi il vaut mieux en parler à son entreprise, afin d’éviter tout malentendu.

Extrait d’un dossier de : PME Magazine online

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  • 27 mars 2019
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